fbpx

« Le G7 doit déboucher sur des mécanismes crédibles de financement de la transition énergétique »

Cette actualité est la propriété de: Le Monde

a discussion d’un partenariat climatique entre le G7, l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Inde, l’Indonésie, le Sénégal, les 27 et 28 juin, en Bavière, peut-être décisive. Débouchera-t-elle sur des engagements crédibles de collaboration ou sur de nouveaux malentendus Nord-Sud autour du défi climatique ?

La majeure partie de l’épargne mondiale et des marchés de capitaux se trouve dans le Nord, et l’essentiel des besoins d’investissements dans un Sud confronté à des urgences pressantes en matière de développement. Il est donc logique que le G7 travaille avec des pays du Sud sur des mécanismes financiers susceptibles d’être testés puis étendus au monde entier. Que pourraient être ces mécanismes ?

Des garanties multisouveraines

Il faut d’abord ne pas se tromper d’ordre de grandeur. Le partenariat sud-africain pour une transition énergétique juste (JETP), annoncé avant la COP26, porte sur 8,5 milliards de dollars (environ 8,03 milliards d’euros) comme « engagement initial pour la première phase de financement, par le biais de… subventions, prêts concessionnels, prises de participation et instruments de partage des risques, pour mobiliser le secteur privé ». Mais selon une estimation récente, il faudrait 250 milliards de dollars pour que ce JETP réussisse. Comment combler cet écart, étant données les pressions multiples qui s’exercent sur les budgets publics ?

Une solution naturelle est de le faire via des garanties multisouveraines, plutôt que par des subventions et des prêts concessionnels. Les garanties n’entraînent un coût pour les budgets publics qu’en cas d’échec des projets et permettent de débloquer des initiatives aujourd’hui découragées par les risques attachés à leurs phases initiales. La sélection rigoureuse des projets est ici décisive.

Un mécanisme multilatéral d’évaluation permettrait (mieux que des accords bilatéraux) la mobilisation de méthodes transparentes d’évaluation, y compris en attachant une valeur sociale aux émissions de carbone évitées. La crédibilité politique des engagements du Nord dans un tel système serait renforcée, du fait qu’une part importante des investissements induits lui reviendra sous forme de demandes d’importation de technologies, de biens et de services, donc d’emplois et de revenus qui dépasseront largement le coût des garanties.

 

Source: Le Monde

L’actu Araújo Ibarra

L’actu internationale