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Les records en trompe-l’œil du Nasdaq

Cette actualité est la propriété de: Le Monde

Derrière l’envolée du cours des actions des Gafam qui portent la Bourse se cache la baisse importante de nombre de valeurs high-tech ces derniers mois. Une correction après plus d’un an de spéculation effrénée.

L’investisseuse Cathie Wood fut l’héroïne de 2020, celle qui fit fortune avec ses fonds high-tech, en profitant du bond en avant numérique provoqué par la pandémie de Covid-19. Mais l’année 2021 tourne au cauchemar : son principal fonds, Ark Innovation, dont la valeur avait été multipliée par 2,5 en 2020, a reculé d’un tiers depuis son plus haut atteint en février. Celui spécialisé dans les biotech est en recul de 57 % par rapport au plus haut tandis que celui consacré aux fintech (contraction de finance et de technologie) a reculé d’un quart.

Contre-performance alors que Wall Street n’en finit pas de battre des records ? Le Nasdaq et le S&P 500 progressent de 23 % et 25 % depuis le début de l’année. En réalité, la correction est en cours. Certes, sept éléphants sont en forte hausse depuis janvier. Ils représentent 27 % de l’indice S&P 500 et près de 52 % du Nasdaq 100. Il s’agit des Gafam – Microsoft (+ 52 %), Apple (21 %), Amazon (9,7 %) ; Google (67 %), Facebook (25 %) –, auxquels s’ajoutent Tesla (64 %, valorisé 190 fois ses bénéfices) et les microprocesseurs Nvidia (144 %). Ensemble, ils valent 12 000 milliards de dollars (10 700 milliards d’euros), plus de cinq fois le CAC 40 de la Bourse de Paris. Mais la prospérité de ces géants et l’envolée des valeurs pétrolières cachent une réalité plus complexe.

Mardi 23 novembre, 30 % des actions du Nasdaq 100 étaient en baisse depuis le début de l’année (seulement 15 % du S&P 500). Les entreprises high-tech, dans lesquelles les boursicoteurs rêvent de dénicher les Amazon et Apple de demain, connaissent une destinée beaucoup plus chaotique, dès que les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Source: Le Monde

L’actu Araújo Ibarra

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