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Les semi-conducteurs, talon d’Achille de la puissance de la Chine

Cette actualité est la propriété de: Le Monde

Pékin a lancé un vaste programme visant à atténuer sa dépendance aux puces étrangères.

Vingt ans après avoir commencé à bloquer les Occidentaux au nom de sa « cybersouveraineté » − un mouvement qui n’a fait que s’amplifier au fil des années –, la Chine semble désemparée par le retour de balancier actuel. En interdisant, en mai, à n’importe quelle société dans le monde utilisant du matériel américain de livrer des semi-conducteurs au groupe chinois des télécoms Huawei, Donald Trump a provoqué un véritable cataclysme en Chine.

Moins spectaculaire que le découplage des géants de l’Internet – Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft d’un côté, Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi de l’autre –, un nouveau rideau de fer technologique se met en place : celui des indispensables composants électroniques. « Ce sera une catastrophe, nous allons tous être perdants, Américains et Chinois », confie un responsable d’une entreprise chinoise de technologies qui vient d’être expulsée des Etats-Unis.

Investissements accélérés

Si les fleurons technologiques chinois n’ont plus grand-chose à envier à leurs rivaux nord-américains, la dépendance de la Chine aux semi-conducteurs étrangers reste son principal talon d’Achille. Depuis 2015, les circuits intégrés sont devenus son premier poste d’importation, devant le pétrole.

Bien sûr, comme à chaque fois, la Chine s’est fixé des objectifs ambitieux : produire 40 % des semi-conducteurs dont elle a besoin en 2020 et 70 % en 2025. En fait, elle n’atteint même pas 18 % cette année et devrait à peine dépasser les 20 % dans cinq ans. « Le sous-développement [actuel] de la base de production de puces et les difficultés croissantes pour obtenir des équipements industriels pour leur fabrication en provenance des Etats-Unis vont rendre difficile pour la Chine de devenir autosuffisante dans la production de circuits intégrés dans un proche avenir », reconnaît le China Internet Report 2020, publié en juillet par le South China Morning Post.

Source: Le Monde

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